SALARIÉ-E AMBULANCIER-E à votre avis quelle orientation professionnelle vous semble la plus favorable à l’exercice du métier  ?


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Cet article a été publié le par Groupe Web92.

Pour un-e ambulancier-e qui vient d'obtenir son Diplôme d'état et débute sa carrière, globalement, coté rémunération et respect de la réglementation, promotion professionnelle etc .. Quelle orientation professionnelle plutôt choisir ?..

DEA EN POCHE... ET MAINTENANT ? ...

Pour un-e ambulancier-e qui vient d’obtenir son DEA et débute sa carrière, globalement, coté rémunération, respect de la réglementation, promotion professionnelle etc .. Souvent il/elle se demande vers quelle voie professionnelle s’orienter ?..

Avec l’arrivée de grands groupes du Transport Sanitaire et au-delà de l’aspect dogmatique des partenaires sociaux, c’est une question qui fait souvent débat lors de rencontres sur le terrain entre salariés ambulanciers du secteur privé.
Cette question peut même parfois en irriter certains ;-)

L’AVENIR du METIER D’AMBULANCIER-E ?

Au delà évidement se pose la question du devenir à long, voir très long terme des sociétés de transports sanitaires et du diplôme d‘ambulancier. Sans compter cette très ancienne demande hypothétique qui serait d’intégrer les ambulanciers du secteur privé comme auxiliaire de soins et de nous rattacher au Ministère de la santé. Soyons lucide, au risque de décevoir certains, c’est une demande qui risque de ne jamais aboutir.

Bien sur elle est soutenu pas certaine organisations syndicales, mais il s’agit plutôt « d'une tentative de séduction » qu’autre chose ;-)

Si vous escompter intégrer la fonction publique en tant qu’ambulancier-e , il faut savoir que si en effet le Ministère de la Santé classe bien le métier d’ambulancier de la fonction publique dans la catégorie des «soignants » Cela fait exactement 40 ans que l’état continue à les classer dans la filière ouvrière et technique. Ils sont donc des « ouvriers » au même titre que ceux du privé !

Il existe deux catégories dans la fonction publique hospitalière, la catégorie dite « active » et la catégorie dite « sédentaire ». L’arrêté de 1969 modifié en 1979 classant les emplois en catégorie active de la fonction publique hospitalière n’y a pas intégré les ambulanciers, contrairement aux aides-soignants. Ce qui est sans aucun doute dû au contenu du diplôme.

Le CCA a été institué en mars 1973 (en même temps que l’agrément) puis le DEA en 2007. Il a donc fallu 34 ans pour voir arriver une infime modification. Le DEA quand à lui na jamais évolué depuis 12 ans ..
Encore 22 années à attendre et peut être pourra ton espérer mieux en terme de formation médicale qualifiante. !

La seule petite avancée mais très ciblée, fut l’arrêté datant du 26 avril 1999 qui a instauré la FAE « la Formation d'Adaptation à l'Emploi des conducteurs ambulanciers de service mobile d'urgence et de réanimation de la fonction publique hospitalière ». Très insuffisant encore, même pour les ambulanciers Samu, pour se prévaloir de véritable « soignants »

L’association A.F.A.S.H assure que les ambulanciers hospitaliers professant dans des smur sont prêts à se former, à évoluer pour donner encore plus de place à la partie soignante qui n’est pas reconnue à ce jour mais pourtant qu’ils assurent. Eux aussi ont une demande tout aussi légitime que celle du privé, qui serait de passer en catégorie « active » . Ce serait une véritable reconnaissance d’auxiliaire de soins au même au même titre que les aides-soignants.

Donc comme vous le voyiez, ce ne sera pas très simple de mettre de l’ordre dans ce métier. Enfin, il faut compter aussi par ce qui est dans l’air du temps.. L’économie faite sur le dos des services publiques

ÉCONOMIE.. ÉCONOMIE…

L’intégration en tant qu’ambulancier-e au sein d’un smur devient de plus en plus difficile pour des raisons purement économiques. Le Ministère de la santé n’hésite pas à franchir la ligne rouge. Selon l’Association des Ambulanciers Hospitaliers ( A.F.A.S.H.) A l’heure actuelle, presque un tiers des SMUR en France ne respecte pas la réglementation. En effet bien souvent pour des raisons économiques, les SMUR partent avec seulement un médecin et un infirmier.

Parfois le conducteur n’est pas titulaire du diplôme d’ambulancier car il s’agit d’un brancardier, d’un aide-soignant, qui travaille dans les structures des urgences et à qui l’on demande en cas de départ SMUR d’assurer la conduite du véhicule avec les risques que cela présente du fait de ne pas avoir eu les formations obligatoires.

Hors le métier d’ambulancier fait partie des professions réglementées, en cas de problème cet agent au volant risque des poursuites pour exercice illégal de la profession d’ambulancier étant donné qu’il n’est pas en possession du diplôme d’état. Sa responsabilité individuelle sera engagée devant les tribunaux.

L’ A.F.A.S.H. dans un courrier adressé au Président Macron site aussi le cas d’une ARS qui validé récemment la suppression des ambulanciers SMUR dans un hôpital pour qu’ils soient remplacés (toujours en raison d’économie) par des sapeurs pompiers, bafouant ainsi toute la réglementation en vigueur.

Source citations Association AFASH  : www.AFASH.fr

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Commentaire laissé par le

Actuellement consultant-juriste RH pour une "efficience de l'entreprise par la bienveillance", je suis très heureux de voir qu'une dynamique et un profond changement de la formation à l'exercice du métier commence à interroger.
Après l'exercice du métier, de la direction d'un institut de formation et un master RH, il m'a semblé normal de conseiller les entreprises pour un meilleur management par la bienveillance. Pour cela, lorsque le chef d'entreprise accepte ma philosophie, je peux l'accompagner ponctuellement ou en continue.
J'ai décidé de tenter l'aventure, par constat que les petites structures ont besoins d'un accompagnement RH et protection des données digne d'un grand groupe.
Malheureusement, dans le transport sanitaire, un cercle vicieux s'est instauré entre la carence d'emploi de salariés générant une pression au travail, le management tendu et la faible attractivité de la formation, donc du métier.
Si les instances paritaires arrivent à casser ce cercle vicieux, une nouvelle formation, un nouveau métier mieux reconnu donc valorisé, et une meilleure prise en charge pour l'entreprise pourront voir le jour.
Tout le monde a à y gagner.
En 2017, j'avais initié un rapport constatant le manque de relations "efficientes" entre l'entreprise, la formation et l'emploi.
La formation du DEA est trop hétérogène en fonction de l'implication de l'institut dans le milieu professionnel, en fonction des politique de chaque ARS et Conseils régionaux, des politiques locales de l'emploi... Même si le DEA a permis l'inscription de l'Ambulancier à la 4eme partie du code de santé publique, l'absence d'un réel référentiel manque.
Si besoin d'aide, de mes connaissances infimes soient elles, je suis sans problème à la disposition des instances paritaires pour une refonte profonde.

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